Une école Waldorf en Nature

La nature est au cœur de notre pédagogie : les enfants sont dehors, chaque jour et par tous les temps !

« Il n’y a pas de mauvais temps, il n’y a que de mauvais vêtements »

Proverbe scandinave

A l’origine du projet …

L’envie de créer une école permettant l’épanouissement de chacun.e par une approche multi-sensorielle où la tête (réflexion), le cœur (émotion) et la main (action) sont indissociés.

Notre objectif est de lier apprentissage en classe et apprentissage dehors pour les renforcer mutuellement et pour offrir aux enfants une proposition pédagogique riche de sens et adaptée à leurs besoins développementaux et émotionnels.

La pédagogie Steiner-Waldorf

Depuis 1919, la pédagogie Steiner-Waldorf fonde ses méthodes et ses pratiques sur la joie d’apprendre. Développer la confiance, l’enthousiasme et l’épanouissement donne aux enfants la possibilité de se construire comme des individus libres et acteurs du monde qui les entoure.  

Cette approche n’est pas un modèle type ; c’est une posture qui prend appui sur une observation fine du développement de l’enfant, de son évolution cognitive, psychique, affective et physique.  Ainsi, les pédagogues peuvent agir en conséquence, proposer un accompagnement et des activités adaptés. Chaque école est unique et choisit sa teinte ; cette pédagogie convient à tous les enfants et couvre tous les cycles scolaires.

S’adresser à l’enfant dans sa globalité

Les approches manuelles et artistiques sont enseignées avec autant d’importance et de soin que l’approche intellectuelle. L’équilibre entre toutes ces activités concourt à développer de façon harmonieuse les capacités de l’enfant à agir, ressentir et penser.

Les pédagogues ont conscience des rythmes d’évolution et de développement de l’enfant. Trois périodes se distinguent par des gestes pédagogiques spécifiques :

• de 2 à 6 ans, le jardin d’enfants : créer un espace de confiance et de sécurité pour que l’enfant explore avec enthousiasme et liberté.

• De 6-7 à 13-14 ans, les petites et moyennes classes : faire vivre sensoriellement chaque discipline enseignée pour cultiver le désir d’apprendre.

• De 14-15 à 17-18 ans, les grandes classes : éveiller les capacités à penser le monde et à pouvoir le transformer.

Les pédagogues, formés ou en cours de formation, adoptent une attitude de chercheur et appliquent ce qui leur semble juste. L’équipe se réunit en collège pédagogique et échange très régulièrement avec les familles dans une démarche de coéducation.


Le Jardin d’enfant

Comme la graine a besoin d’une bonne terre et d’un bon jardinier pour croître, l’enfant, pour se développer harmonieusement, a besoin d’un espace adapté. Les jardinier(s)/jardinière(s) veillent à l’équilibre affectif des enfants. Par l’observation attentive de chacun.e, ils/elles ajustent leurs propositions et favorisent les interactions sociales, l’autonomie et la confiance.

L’alternance de moments de jeu libre et d’activités plus dirigées (chants, rondes, jeux de doigts, contes, travaux manuels et activités artistiques) structure la journée au rythme des respirations du groupe. L’environnement, le mobilier et les objets proposés sont simples, naturels et beaux : poupées en laine, morceaux de bois, coquillages, morceaux de soie colorée… Ainsi, l’enfant peut laisser libre cours à son imagination et à sa créativité. La pleine nature occupe une place de choix dans notre école ; une grande partie de la journée se déroule dehors : en forêt le matin, au jardin ou en promenade l’après-midi. Le cycle des saisons est très présent (tables de saisons, fêtes des équinoxes et solstices, jardin potager…) et invite à prendre conscience du temps qui passe et des différents rythmes de la nature. Ces propositions permettent aux enfants d’exercer leur conscience corporelle, leur dextérité, leur imaginaire, leur langage… Ces compétences constituent le socle nécessaire à l’entrée dans les apprentissages de l’école élémentaire.


Les classes

A partir de 6/7 ans, l’enfant a besoin d’un cadre structurant et bienveillant pour apprendre et grandir. Dans l’idéal, le/la professeur.e de classe accompagne ses élèves pendant plusieurs années. Par la connaissance approfondie du groupe, une relation privilégiée et durable se noue avec chacun.e. Tous les matins, le/la professeur.e enseigne les différentes matières scolaires (en respect du socle commun de connaissances, de compétences et de culture), par périodes de 3 à 4 semaines. Ces apprentissages sont abordés corporellement, émotionnellement et intellectuellement afin de construire durablement les savoirs.  Ce travail par période offre aussi la possibilité de s’exercer longuement sans contrainte de résultat immédiat. L’alternance avec des périodes « d’oubli » permet à la fois de digérer les connaissances et de nourrir la joie d’apprendre : la découverte ou la redécouverte est un moteur puissant d’apprentissage.

Les trois premières classes sont consacrées à la construction de bases solides en calcul, en lecture et à une langue vivante. Les immersions en forêt, le dessin de forme, les parties rythmiques, les travaux manuels, le jardinage, le modelage et la musique  viennent renforcer ce socle. A partir de la 4ème classe, cette proposition est progressivement enrichie de nouvelles matières : seconde langue vivante, géographie, histoire, sciences physiques, botanique, zoologie, minéralogie, étude du corps humain, travail du bois et de la forge, théâtre, instrument(s) de musique, etc.  Tout au long de la scolarité, de grands récits sont contés pour accompagner les  enfants dans leur développement psychique, affectif et émotionnel : contes populaires, mythologies, biographies de grands personnages historiques etc.

Les enfants ne sont pas évalués : l’enjeu de cette pédagogie est de se focaliser sur le processus d’apprentissage et non sur un résultat. Les enfants sont observés dans leurs attitudes et conduites quotidiennes (portraits d’enfants) ; les cahiers permettent de rendre compte des évolutions et acquisitions.  Dans la mesure du possible, les enfants partent en classe verte chaque année. Ce voyage est en lien avec le contenu pédagogique : immersion historique ou culturelle, découverte de savoir-faire et d’artisanat, échanges linguistiques, etc.

La pédagogie Steiner-Waldorf a fêté ses 100 ans en 2019 !

La pédagogie par la nature

Elle est fondée sur le principe que la nature est un élément indispensable à l’épanouissement et à la bonne santé des enfants. Cette approche promeut le développement global au travers d’activités régulières de découverte dans un environnement naturel, si possible boisé.Les enfants sont invités à explorer librement l’environnement naturel tout en prenant soin de l’écosystème. Ils y développent leur relation à la nature ainsi qu’aux autres. Ils apprennent à se servir d’outils, à sculpter le bois, à allumer un feu de camp, à cueillir des plantes comestibles, à construire des cabanes, à partager des moments de jeux collectifs ou individuels, à utiliser des trésors de la nature dans des projets créatifs et tant d’autres choses…

Ces activités permettent de développer les capacités d’adaptation, la confiance en soi, la prise de de risques mesurés et la faculté de travailler en groupe ou seuls. Ces compétences sont une fondation essentielle pour les apprentissages scolaires et tout au long de la vie. En passant beaucoup de temps dehors et par tous les temps, un amour de la nature  se développe. Ainsi naissent des adultes conscients et respectueux de leur environnement.Aujourd’hui, plusieurs études mettent en avant un « syndrome de manque de nature » : Les enfants qui sont coupés de la nature et qui passent trop de temps à l’intérieur sont davantage sujets à des problèmes de santé : hyperactivité, anxiété, troubles de la concentration, problèmes cardio-vasculaires, obésité, stress, dépression, etc…

Le jeu libre 

C’est un facteur essentiel du développement affectif, sensori-moteur, cognitif, moral, intellectuel et social de l’enfant. Le jeu libre permet à l’enfant de gagner en autonomie et de développer sa motivation intrinsèque : il s’engage sincèrement et pleinement dans une activité, ce qui nourrit son désir d’être compétent. Pour permettre à ce jeu libre d’exister, l’adulte doit sécuriser l’espace. Ainsi, l’enfant prend des initiatives, élabore des stratégies, crée… et favorise sa confiance en lui, développe ses sens, sa sensibilité et ses capacités d’adaptation.  

L’adulte joue un rôle prépondérant dans le développement de ce jeu libre : en étant présent et attentif, il encourage et nourrit les expérimentations d’un regard bienveillant. Si cela est opportun, il peut proposer des enrichissements (petits objets, mises en situations) ou collaborer aux scénettes. L’adulte peut aussi, tout en gardant une attention pleinement centrée sur le groupe, initier une tâche pour être imité à son tour (éplucher un fruit, passer le balais, tricoter pour la poupée…). Les situations de jeu libre participent à développer les capacités attentionnelles et plus largement les fonctions exécutives des enfants.

Les fonctions exécutives sont les compétences cognitives qui nous permettent d’agir de façon organisée pour atteindre nos objectifs. On en relève trois principales dans le processus d’apprentissage : la mémoire de travail, le contrôle inhibiteur et la flexibilité cognitive.Le jeu libre encourage le potentiel d’apprentissage inné de l’être humain tout en préservant sa capacité d’émerveillement et sa curiosité spontanée.

La place des écrans

Nous choisissons d’offrir un environnement libéré des écrans. Ainsi, les enfants profitent des meilleures conditions pour développer leur attention, leur imagination et leur présence. Toutefois, l’outil informatique sera mis à disposition dans le cadre d’enseignements et de projets précis.

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